Batterie radicalaire organique

Une batterie radicalaire organique (en anglais organic radical battery, ORB) est un type de batterie développé à partir des années 1980[1]. Les ORB sont potentiellement plus respectueuses de l'environnement que les batteries classiques à base de métal, car ils utilisent des molécules ou polymères organiques (composés majoritairement de carbone, hydrogène, oxygène et azote) pour fournir de l'énergie électrique au lieu des métaux[2]. Des prototypes fonctionnels de batteries ont été étudiés et développés par différents groupes de recherche et sociétés, dont la société japonaise NEC. Cependant, le développement de ce type de batterie reste encore au stade de recherche et aucun dispositif n'est commercialisé à grande échelle[1].

La caractéristique des batteries radicalaires organiques est l'utilisation de radicaux stables, permettant donc d'utiliser uniquement des électrons en tant que porteurs de charge, au lieu d'ions dans les batteries plus classiques. Par exemple, le radical nitroxyle du TEMPO, la sous-unité la plus couramment utilisée dans les ORB, est un radical moléculaire stable centré sur l'oxygène. Ici, le radical est stabilisé par délocalisation des électrons de l'azote vers l'oxygène. Les radicaux TEMPO peuvent être attachés aux squelettes polymères pour former par exemple du poly(méthacrylate de 2,2,6,6-tétraméthylpipéridényloxy-4-yle) (PTMA). Les ORB à base de PTMA ont une densité de charge légèrement supérieure à celle des batteries Li-ion conventionnelles, ce qui devrait théoriquement permettre à une ORB de fournir plus de charge qu'une batterie Li-ion de taille et de poids similaires[3].

La recherche sur les batteries radicalaires contribue également à la recherche sur les batteries à base de métaux, car les composés développés pour les ORB sont aussi envisagés ou utilisés pour remplacer une partie des composants des accumulateurs classiques[4].

  1. a et b (en) Simon Muench, Andreas Wild, Christian Friebe et Bernhard Häupler, « Polymer-Based Organic Batteries », Chemical Reviews, vol. 116, no 16,‎ , p. 9438–9484 (ISSN 0009-2665 et 1520-6890, DOI 10.1021/acs.chemrev.6b00070, lire en ligne, consulté le )
  2. « Révolutionner les batteries grâce aux polymères », sur UCLouvain.be, (consulté le )
  3. (en) Tobias Janoschka, Martin D. Hager et Ulrich S. Schubert, « Powering up the Future: Radical Polymers for Battery Applications », Advanced Materials, vol. 24, no 48,‎ , p. 6397–6409 (DOI 10.1002/adma.201203119, lire en ligne, consulté le )
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