Gacaca, qui se prononce « gatchatcha », littéralement « herbe douce » en français, est un mot kinyarwanda désignant des tribunaux communautaires villageois se déroulant en plein air.
Présidés par les anciens du village, les gacaca permettaient originellement, notamment à l'époque précoloniale, de régler des différends familiaux ou de voisinage sur les collines du Rwanda. Loin des pratiques judiciaires modernes, les gacaca étaient des instances coutumières où toutes les personnes qui étaient présentes pouvaient demander la parole.
Réactivées dans les années 2000 après le génocide des Tutsi, afin de juger en un temps record plus de 2 millions de Rwandais suspectées d'y avoir participé, elles ont ainsi servi de justice transitionnelle[1].