Date | – (2 ans, 9 mois et 3 jours) |
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Lieu | Chaco Boreal (es), Amérique du Sud |
Casus belli | Incident du lac Pitiantuta (es) |
Issue | Attribution de la majeure partie du Chaco Boreal (es) au Paraguay |
Changements territoriaux | Le Paraguay double sa superficie grâce aux territoires acquis |
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José Félix Estigarribia Eusebio Ayala Luis Irrazábal (es) Eugenio A. Garay (es) |
210 000 hommes | 150 000 hommes |
Entre 56 000 et 65 000 morts[4],[5] 40 000 blessés 21 000 prisonniers |
36 000 morts[5] 2 556 prisonniers |
Batailles
Coordonnées | 21° 19′ 38″ sud, 59° 44′ 12″ ouest | |
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La guerre du Chaco (–) fut un conflit entre le Paraguay et la Bolivie pour le contrôle du Chaco Boreal (es), une région semi-aride d'Amérique du Sud, riche en ressources naturelles et surtout soupçonnée de receler des gisements de pétrole. C'est l'un des conflits les plus violents du continent sud-américain au XXe siècle, laissant des cicatrices profondes dans l'histoire des deux nations.
La Bolivie, enclavée et sans accès direct à la mer depuis sa défaite dans la Guerre du Pacifique, cherchait un moyen de compenser cette perte en revendiquant la région du Chaco, qu'elle considérait comme une voie potentielle vers l'océan Atlantique. Le Paraguay, de son côté, y voyait un territoire national historique et crucial pour son développement. Cette région était assez mal connue, d'autant qu'elle n'était pas toujours représentée sur les cartes géographiques.
Le conflit, marqué par des combats intenses dans un climat et un terrain difficiles, causa de lourdes pertes humaines, notamment en raison de la chaleur extrême, des maladies, et du manque d'eau. Le Paraguay, bien que moins bien équipé que la Bolivie, s’avéra mieux préparé à la guerre en raison de sa connaissance du terrain et de son soutien populaire. Après trois ans de guerre, le Paraguay parvint à contrôler la majeure partie du Chaco Boreal (es).
Le conflit prit fin avec la signature du traité de paix en 1938, qui consacra la victoire paraguayenne. Le Paraguay obtint la majorité du territoire contesté, tandis que la Bolivie conserva une petite portion dans le nord de la région. Ce conflit eut des conséquences profondes sur les deux pays, renforçant leur identité nationale mais entraînant également des pertes humaines et économiques importantes. Les deux pays signent un nouveau traité en 2009 qui fixe définitivement les frontières[6].