Date | - 8/ |
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Lieu | Lorient et sa région |
Issue |
Victoire alliée Reddition allemande à la suite de la capitulation du 8 mai 1945 |
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500 tués ou blessés 24 500 prisonniers[2] |
Inconnues |
Seconde Guerre mondiale
Libération de la France
Batailles
Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée
La poche de Lorient est l'une des « poches de l'Atlantique », nom données aux poches de résistance allemande sur le littoral nord-européen entre août 1944 et mai 1945, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle s’étend des rives de la Laïta à l’ouest à Plouharnel à l’est et englobait les îles de Groix et de Belle-Île-en-Mer, ainsi que la presqu’île de Quiberon. Elle abrite en son centre la base sous-marine de Lorient autour de laquelle un réseau de fortifications, la « Festung (forteresse) Lorient » a été dressé par l'occupant.
Dès janvier 1944, sur ordre d'Hitler, 14 festungen avaient été définies autour des grands ports du littoral atlantique, de la Manche et de la mer du Nord. Elles devaient mettre en échec le débarquement en empêchant les Alliés de s'emparer d'un grand port leur permettant de ravitailler leurs troupes.
La poche de Lorient se met en place début à la suite de la percée d'Avranches et le début de la libération de la Bretagne par les troupes américaines. Sa reddition n'intervient que le , deux jours après la capitulation du IIIe Reich le 8 mai. Après une période initiale qui s'étend jusqu'au et lors de laquelle la ligne de front est fixée, les limites de la poche de Lorient restent relativement stables durant toute la durée de son existence.
Les pertes humaines importantes enregistrées par les Alliés lors de la bataille de Brest, la rapide progression du front vers l'Est et l'importance stratégique limitée de Lorient rendent un assaut non pertinent. Les Allemands de la poche n'ont plus de capacité offensive et les U-boot se sont réfugiés vers les bases sous-marines allemandes en Norvège. Les combats y sont limités, les Américains n'engageant pas beaucoup de ressources, et les troupes françaises restant sous-équipées jusqu'à la reddition de la poche[3].